19 avril 2016

Festival DO DISTURB! 2016 au Palais de Tokyo (vidéo)

Tous les ans, l'anti-musée par excellence du 16e arrondissement, à savoir le Palais de Tokyo, organise un festival éclectique: des arts du cirque à la danse, en passant par la mode, le design, la magie et la musique, un hybride de performances artistiques diverses prend place la durée d'un week-end. Des artistes émergents et des professionnels renommés s'unissent alors pour créer un objet unique: des performances programmées sont mêlées à des interruptions spontanées de personnages créés de toutes pièces. Les limites entre la performance et le lieu sont floutées, on croise des hôtesses des années 60, des hommes travestis en une espèce de Pamela dans Alerte à Malibu, des visiteurs cachés de la vue de tous sous d'amples peignoirs noirs... sentiment étrange d'être dans le rêve d'un inconnu et de ne pas être censé être là.
Des invités d'honneur étaient présents à cette 2e édition du festival DO DISTURB!: une vingtaine d'écoles d'art françaises et étrangères ainsi que leurs départements de recherche - la plupart des artistes ne sont encore sortis de l'école. Une prouesse d'autant plus impressionnante que les performances étaient d'une grande qualité et d'une grande envergure. Elles surprennent sur les grands espaces scéniques mais aussi au coin de pièce, dans un couloir ou en bas d'un escalier: la performance ne s'arrête jamais. 
Dès le début de l'année le thème est donné: 2016 sera l'année de la célébration du transgenre, et ce festival n'échappe pas à la règle. Rien n'y est clairement défini, on joue avec les codes du genre, et ce dans tous les sens du terme. On y représente ce qu'on veut, et de la manière qu'on veut.

Ce qui m'a particulièrement plu dans ce festival, c'est sa spontanéité. Les visiteurs aussi bien que les performeurs bénéficient d'une grande liberté. Les objets artistiques ne sont pas mis dans des boîtes invisibles, on s'assoit par terre, on reste tant qu'on veut, puis on repart. Les artistes se déplacent et adaptent leur performance au lieu, aux spectateurs. On repousse les limites de la performance, plus maîtrisée que jamais. 

À l'année prochaine ? 

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